12 mars 2010

A Bousra, le 4 octobre 2009


Alors que nous pensions faire une grasse matinée avant de nous adonner au rangement de nos affaires, Laurence a appelé Geoffroy par téléphone à 7h00 : elle lui a demandé d'assister, en qualité de directeur, à une réunion à la Maison 8 où logent les expats. La veille au soir, Manu a asséné des coups à Dimitri sur la terrasse. Manu a donc exécuté sa volonté de casser la gueule de celui qu'il ne peut plus voir en peinture. Après avoir écouté les versions individuelles des deux rivaux, il y a eu une réunion avec les résidents de la Maison 8 (Pierre, Jean-Philippe et Sylvain inclus) pour discuter des règles de la vie en communauté. Je crois que les Phnongs auraient quelques leçons à leur prodiguer.
Plus tard, Geoffroy et Juan ont installé la clôture électrique pour les chiens qui pourront dorénavant vivre librement (sans plus être attachés, sauf Sirocco quand le générateur est éteint). Quant à moi, j'ai nettoyé et passé l'aspirateur en préparation au déplacement de certains meubles, dont deux venus du Libéria. Le nettoyage et le rangement (seulement partiel car beaucoup reste à faire) nous a pris presque toute la journée.
En fin d'après-midi, Geoffroy et moi sommes allés à moto sur la plantation. Après cinq kilomètres, nous sommes arrivés sur une piste boueuse où la moto s'est embourbée. Nous avons dû redoubler d'efforts pour la sortir de la gadoue. Pas facile de soulever une bécane de 110 kilos enlisée dans un bourbier ! Nous en sommes tout de même sortis. Geoffroy avec de la boue jusqu'aux chevilles !
Plus loin, à l'approche d'une flaque, je suis descendue de moto et j'ai attendu, appareil photos dégainé, que Geoffroy essaye de franchir l'obstacle. Malheureusement, la moto s'est bloquée. Nous avons eu beau enfoncer des morceaux de bois en guise de levier, pousser et tirer de toutes nos forces, la moto est restée plantée au milieu du bourbier. Il a fallu que nous nous en remettions à des collègues. Après avoir appelé Seila et parlé à Pierre au téléphone, nous avons attendu les secours alors que la nuit tombait et qu'un rideau de pluie menaçait au loin. Pierre et Sylvain sont arrivés avec un groupe de cinq Cambodgiens, qui ont tâché de sortir l'engin à l'aide d'une corde. Geoffroy est revenu à la maison en chevauchant sa moto, tandis que je suis rentrée en voiture avec Pierre et Sylvain. Nous avons invité nos deux comparses à prendre un verre à la maison. Pierre a dégusté le whisky The Balvenie âgé de 10 ans, fraîchement arrivé du Libéria. Nous avons parlé entre autres du dressage des chiens.
Après ce dimanche peu banal, nous avons dû nous mettre au lit avec la résignation que le lendemain, une nouvelle semaine de travail démarrait. Nous éprouvions la contrariété des weekends trop courts, même s'il s'agissait du premier week-end en amoureux au terme d'un mois pendant lequel Geoffroy et moi n'avions pu partager que deux dimanches. La pluie constitue actuellement une contrainte majeure à nos déplacements en aggravant l'état des pistes et en allongeant le temps de trajet pour rejoindre les lieux d'escapade potentiels.

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