Jeudi 29 octobre, j'ai entrepris un nouveau voyage vers Phnom Penh, cette fois, à ma grande joie, en compagnie de Geoffroy. Nous attendions ce séjour avec impatience. J'avais préparé minutieusement le programme, tenant compte de la raison principale de notre déplacement vers la capitale : la célèbre Fête des Eaux, du 1er au 3 novembre. Le couronnement du roi Sihamoni, le 29 octobre, et, le 31, l'anniversaire de son père, Sihanouk, prolongeaient notre congé de deux jours.
En route pour Phnom Penh, partis d'heure matinale, nous avons admiré le ciel d'un bleu immaculé éclairant les rondeurs du Mondolkiri. Nous nous sommes à nouveau étonnés de la diversité des fleurs, plantes et arbres, à la croissance sauvage ou plantés dans les jardins bordant les habitations. Dans la plaine, le riz mûr, prêt pour la récolte, colore les rizières d'une teinte dorée. Geoffroy aimerait survoler ces champs arborant des formes géométriques. Les eaux, en décrue, étincelaient sous les rayons du soleil culminant dans le ciel. Je ressentais à la fois la gaieté de partir en congé et le malaise de me rapprocher de la pollution urbaine.
Le voyage dura presque huit heures, malgré l'amélioration de la route. Peu après notre arrivée au Phnom Penh Hotel, Geoffroy et moi sommes allés nous détendre dans la piscine. Ensuite, nous avons poussé la porté du centre de bien-être et jeté notre dévolu sur une formule pour couple « steam-sauna-jacuzzi, massage des pieds et de la tête ». Comme nous devions être séparés pour le spa, nous sommes passés directement au massage. Le massage des pieds a lieu dans une grande pièce où trônent de nombreux fauteuils confortables. Après un bain de pieds chaud, la masseuse – la même que la fois précédente dans mon cas – malaxe la partie inférieure des jambes pendant une heure. Pendant ce temps-là, le client est libre de regarder la chaîne de télévision thaïlandaise – très moderne – ou de fermer les yeux. Quant à Geoffroy et moi, nous parlions entre nous pendant ce moment de délassement. Ensuite, les deux femmes nous ont emmenés dans une pièce où se trouvaient deux lits. Il n'y avait aucune musique, mais une lumière tamisée émanant du plafond et des photophores. Les masseuses nous ont alors palpé la tête, sans toutefois négliger la nuque, les bras, le dos… et le buste pour moi. La masseuse, frêle, a une force surhumaine dans les doigts. Après avoir regagné notre chambre et pris une douche, nous sommes allés manger au restaurant khmer-thaï au rez-de-chaussée de l'hôtel.
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