20 avril 2010

Au Ratanakiri, le 2 janvier 2010


Le samedi 2 janvier, nous sommes partis pour Voen Sai, situé à environ 35 km au nord-ouest de Banlung. Peuplé de Chinois, de Lao et de Kreung, le village borde les rives du Tonlé San. Nous sommes montés à bord d'une pirogue à moteur pour rejoindre, à partir de la rive sud, la rive nord où vivent entre autres des Chinois et Tompuon. Une vieille dame de la communauté tompuon nous a emmenés jusqu'à un cimetière près du village où les tombes sont ornées de statues à l'effigie des défunts. L'entrée au cimetière nous a coûté 1 US$ par personne et l'excursion en bateau 15 US$. Notre impression du tourisme dans le Ratanakiri est que bien qu'il se soit développé plus tôt que dans le Mondolkiri, il n'est pas très organisé et manque de moyens (par exemple, le cimetière nous a semblé dans un piteux état et partout, c'est la même chose : les déchets abondent dans l'environnement). Bien que le Ratanakiri et son chef-lieu (Banlung nous semble une ville assez animée avec ses 17 000 habitants, affichant un passé colonial) aient des choses à offrir au backpacker en quête d'aventure – tel ce Russe rencontré sur la berge de Voen Sai en partance pour la « jungle » pendant cinq jours » – et recèlent de charmes, nous pensons que les paysages du Mondolkiri sont plus impressionnants et que peut-être, grâce à l'esprit d'entreprise de certains, la région prendra un essor comparable, voire supérieur, à la région septentrionale. La route en train d'être construite indique une voie vers cette direction.

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