Le dimanche 3 janvier, nous avons repris la route en sens inverse pour rentrer à Bousra. Nous avons marqué un arrêt à Kratie pour déjeuner (diner). La ville semblait plus morte qu'à l'aller, mais toutefois plus animée que Sen Monorom. Kratie compte tout de même 79 000 habitants, d'après le Lonely Planet. Ce qui fait l'attrait de cette ville réside dans son patrimoine architectural français préservé. Les vestiges d'un pont, probablement bombardé, à la sortie de la ville évoquent les traces d'une époque florissante engloutie.
Au fur et à mesure que Bousra approchait, nous ressentions un pincement au cœur en imaginant une nouvelle semaine poindre à l'horizon. L'arrivée de Johanne de Socfinco, prévue mercredi, devrait cependant bousculer un peu notre routine. Nous attendons notre départ en congé, prévu pour le 19 janvier, avec hâte. Toutefois, nous savons déjà qu'à la fin de cette accalmie, nous devrons affronter de nouveaux défis, tel que celui de m'occuper, car le DG a confié à Geoffroy ne pas savoir quoi me donner à partir de janvier ! Or, ce ne sont pas les activités qui manquent à Phnom Penh, mais la capitale se trouve à sept heures de route, ce qui signifierait que Geoffroy et moi serions éloignés. Ce serait donc le prix à payer pour rester en poste. Nous nous retrouvons donc à nouveau confrontés aux problèmes qui résultent de la vie en brousse : solitude et ennui. L'épanouissement personnel et social s'accommode difficilement des limites d'un tel mode d'existence.
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