Plusieurs soirs au cours des semaines passées, nous sommes allés en plantation admirer le coucher du soleil. Ces moments, où le ciel se teinte de couleurs pastel ou vives, nous procurent une sensation de bien-être, au milieu d'un environnement tranquille, nous éloignant à des lieues du village animé. Nous apprécions particulièrement nous promener aux abords d'un bas-fond, tapissé d'herbes et de plantes grasses. Des arbres parsèment cette prairie incrustée d'un étang telle une pierre sertie au cœur d'un joyau. Le climat doux et sec de l'hiver sur les hautes terres, mêlé à la brise et parfois aux rafales de vent, saupoudre de poussière ocre les buissons.
C'est aussi la saison de récolte du riz, que les paysans s'affairent, dans les rizières, à faucher. Ensuite, ils battent le riz pour enlever les morceaux de paille mélangés aux grains. Chez les plus pauvres, cette opération s'effectue en versant la hotte au vent dont le souffle chasse les bribes de paille.
La nuit, nous attrapons régulièrement des souris grâce aux deux trappes dans lesquelles on suspend un morceau de pain et qui se referment dès que l'animal le saisit. Il faut noter que les pièges doivent être lavés après chaque prise pour les débarrasser des odeurs laissées par les souris capturées. Nous ne savons pas vraiment ce qu'il advient des bestioles. Souvent l'après-midi, le fils de Juan, âgé d'environ deux ans, joue avec elles à travers la cage – à vrai dire, il les malmène un peu et s'est déjà fait mordre une fois ! Le soir, elles ont déjà disparu. Un matin, nous avons trouvé quatre souriceaux tombés de leur nid sur le sol de notre chambre. Peut-être la mère avait-elle été prise la veille. Geoffroy les a donnés aux chats dont un seul s'est régalé. Hatha n'a pas eu le temps de les admirer que déjà Coquin les avaient toutes avalées. Ce dernier nous a d'ailleurs causé du tracas un matin car il avait le côté droit de la tête gonflé, ne dévoilant pourtant aucune blessure. Comme il a pris l'habitude de s'absenter la nuit, nous craignions qu'il se soit fait heurter par une moto. Peut-être n'était-ce qu'une piqûre d'insecte car déjà le lendemain la tête avait repris son aspect normal.
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