L'après-midi, nous sommes allés promener avec les chiens en plantation. Geoffroy voulait me montrer un coin charmant. Nous avons laissé la voiture sur la route, puis marché jusqu'à l'orée d'une forêt. Comme le sol était boueux, on a rebroussé chemin et traversé des lignes plantées d'hévéas et des andains. Nous sommes arrivés à une source à l'ombre d'un arbre enlacé par un figuier étrangleur. Ensuite, nous sommes montés sur un mont de granit au pied duquel file une rivière. L'endroit est magnifique. L'eau se forge un passage entre les rocs. Une petite plage de sable borde la rive. En amont, plonge un rideau qui déploie ses arabesques au cœur d'une flore luxuriante.
La veille, un tonnerre fracassant nous a foutu la trouille ; l'orage a provoqué une panne d'électricité, la foudre étant tombée sur le groupe électrogène. Heureusement, il n'y a pas eu plus de dégâts que la carte électronique grillée, et il y avait un générateur de rechange en-dessous de la maison. Le soir, Manu est venu nous aider à l'installer. Avec plusieurs hommes et la voiture de Geoffroy, il a fait déplacer la machine de quelques mètres. Pendant ce temps-là, j'immortalisais les phases successives du coucher de soleil. Bousra endosse des couleurs vives au lever et coucher de soleil, et dégage une sensation d'apesanteur comme lorsqu'on regarde le ciel. La sérénité plane sur cette contrée.
Manu a raccordé les câbles électriques et allumé le courant. Nous pouvions dès lors vaquer à nos occupations, comme celle de regarder un film sur l'ordinateur, mais le bourdonnement du générateur nous a empêché d'entendre certaines paroles du « Dernier Château », film sur une prison militaire avec Roberd Redford.



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