Au moment où je tapais les lignes précédentes, Khemara est apparu pour la nième fois. Il est vrai que la connexion internet ne fonctionnait pas de nouveau. On nous avait prévenus dès le début que les Cambodgiens – tout au moins en milieu rural, je suppose – entrent chez les gens sans frapper. L'expérience le confirme, bien qu'on pense jouir suffisamment de notre intimité. Personne ne nous a encore surpris en train de regarder la TV le soir ou de dormir la nuit. Dans le domaine, il faut aussi parler des allées et venues successives, dans le jardin, d'animaux tels que volaille, porcins, ainsi que bétail de temps à autre. Par contre, les chiens se tiennent éloignés en raison de notre garde. De toute façon, les us veulent que tout le monde, surtout les animaux domestiques, vagabonde librement. De plus, la notion de propriété n'est pas vécue par tous de la même manière. En témoigne le fait que Phalla et un inconnu, se soient servis un morceau de la corde que Geoffroy avait fait acheter pour concevoir le système de mouvement des chiens : chacun peut se déplacer le long d'une corde suspendue d'un bout à l'autre du jardin sur laquelle est reliée une chaîne au bout de laquelle le chien est attaché.
Notre réalité est qu'on vit au milieu du village et qu'il convient de suivre les normes établies par la communauté. Ce qui, ma foi, n'est pas déplaisant car il semble qu'un esprit de tolérance, même envers les nouveaux arrivants (étrangers), souffle sur Bousra. L'atmosphère est paisible ici. Personne ne nous demande rien (peut-être parce qu'ils préfèrent se servir !), contrairement à l'Afrique où il était fréquent que quelqu'un quémande. Ce qui créait un malaise à la longue. Bien sûr, les choses doivent être différentes à Phnom Penh, comme dans toutes les capitales où l'argent doit occuper une place à part entière et régner en maître sur les relations. Il est tristement préoccupant de lire dans le Cambodge Soir les crimes commis à Phnom Penh pour l'appât du gain. En ce sens, nous sommes bien lotis. Ma seule inquiétude concerne la méfiance que les personnes associées à la compagnie peuvent procurer aux Pnongs. Pour cette raison, je souhaiterais m'investir davantage dans les relations avec ce groupe ethnique afin d'assurer au maximum la paix et le bien-être mutuel…
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