A Bousra, le 3 août 2009
Semaine un peu difficile car l'ennui commençait à me gagner. La fatigue (mentale due à l'oisiveté ?) avait aussi apporté son lot de mauvaise humeur au tableau. La barrière de la langue est réelle. Les Cambodgiens ne sont pas vraiment des gens accessibles ; ils sont réservés à l'égard des étrangers. De plus, ils cultivent le sens de la hiérarchie ; ainsi Phalla, notre cuisinière, ne semble pas encline à sympathiser avec moi. Enceinte de huit mois et ayant droit à trois mois de congé de maternité en tant qu'employée SOCFIN, elle a commencé à se reposer et à se préparer à partir à Phnom Penh pour accoucher. Avant son départ et avant même que la compagnie propose une remplaçante, Phalla nous a présenté une amie. Lin parle heureusement aussi anglais et a également séjourné en Malaisie.
Avant qu'elle ne parte, j'ai demandé à Phalla de me montrer comment préparer un café glacé avec du lait concentré sucré. Boisson très rafraîchissante, agréable par temps chaud, comme c'est actuellement le cas. Voici la manière de procéder : mettez environ trois cuillère de café soluble dans un récipient, une dose de lait concentré sucré et ajoutez de l'eau bouillante ; remplissez avec une grande quantité de glaçons ; c'est prêt !
Sont arrivés le soir de Phnom Penh le linguiste Sylvain Vogel, qui a rédigé un recueil de chants et poèmes phnong, son neveu Adrian, Français en vacances au Cambodge, et le photographe américain Joe Garrison. Le lendemain, après le rassemblement des travailleurs à 6h, j'ai accompagné Mr Monnin et les visiteurs faire un tour en plantation. Charles et Adrian se sont mis dans la benne, tandis que je me suis assise dans la voiture à l'arrière, au milieu entre Sylvain et Joe. J'ai trouvé la visite instructive. Nous nous sommes arrêtés au jardin à bois (de greffe), à la scierie, à la pépinière d'essences forestières destinées à être plantés dans un arboretum à l'entrée de la plantation. Nous avons assisté à une démonstration de greffage dans la pépinière hévéa.
L'après-midi, sur les conseils de Mr Monnin, Charles, Adrian et moi sommes partis en expédition. Nous avons pénétré une forêt sacrée pour rejoindre un arbre géant situé sur la concession. Sur le chemin glissant à travers la jungle tropicale, nous avons découvert de jolies fleurs. Pour descendre à la cascade, dont j'ai malheureusement raté la photo (mon appareil ne fonctionnait pas bien ; il avait dû prendre l'humidité), il fallait s'agripper aux troncs grouillant de fourmis, en essayant de ne pas tomber en arrière. Adrian avait ramassé une branche de bambou pour s'appuyer dessus et il me la tendait dans les pentes difficiles. Remonter était plus rapide ; il suffisait de grimper en se tenant à tout ce qui paraissait assez solide.
Quand nous sommes rentrés au village, j'ai amené Charles et Adrian à la maison. Ils ont fait la connaissance des chiens qui étaient attachés au système de cordes et poulies. Adrian, voulant admirer de plus près les rizières, s'est avancé au bout du jardin. Sirocco a subitement foncé sur lui. Le jeune homme a couru pour s'éloigner, mais le chien a réussi à attraper sa chaussette et la déchirer. Heureusement, il n'y a pas eu d'autres dégâts à constater.
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