Je me suis levée un peu avant 7h pour aller à l'hôpital du village où se déroulait la visite médicale des employés de SOCFIN-KCD. Ni Geo ni moi n'avons pu manger de pain pour le (petit) déjeuner. Il paraît que le boulanger du coin s'était saoulé la veille et avait découché, omettant son engagement à l'égard de la compagnie : celle-ci lui ayant fourni du matériel (pétrin et four), il est censé rembourser en pains.
A l'hôpital se trouvait l'équipe du docteur Prandi : quatre Françaises internes en médecine et, parmi les Cambodgiens, deux infirmiers, deux techniciens, une secrétaire et une interprète. Il s'agissait avant tout d'une visite de routine pour évaluer si les patients sont aptes au travail. Ils vérifiaient également le cœur à l'aide d'un électrocardiogramme et d'une échographie, équipements onéreux et inexistants dans les dispensaires ruraux. L'autre examen se concentrait sur les maladies pulmonaires. Il y a une forte prévalence de tuberculose dans le pays. Toutefois, comme pour le paludisme, les enfants et les personnes âgées sont évidemment les plus victimes. Une consultation des travailleurs pnongs s'était déjà produite quelques semaines plus tôt, aboutissant à la conclusion qu'ils sont généralement en bonne santé.
Dans l'après-midi, Juan, notre gardien, et moi avons enlevé la toile cirée à fleurs qui couvrait le plancher du séjour. Pour ce faire, on a extrait toutes les punaises enfoncées dans le plancher tous les 20 cm. Geoffroy et moi voulions éprouver davantage la sensation de vivre dans une maison en bois. La compagnie avait posé le plastique pour cacher les intervalles entre les planches qui, il est vrai, laissent passer la lumière (et les insectes). Nous avions vérifié, au préalable, la vue à travers les espacements par en-dessous. Il faudrait vraiment se concentrer pour décerner les actions se déroulant dans la maison.
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