10 novembre 2009

A Phnom Penh, le 5 septembre 2009


Le matin, je suis allée m'enregistrer au Consulat belge. En fait, il s'agissait de rencontrer le consul honoraire dont le bureau d'ingénierie se trouve dans un des bâtiments du Phnom Penh Centre, un complexe immobilier hébergeant diverses entreprises. Le consul semblait abasourdi de savoir que je vivais dans le Mondolkiri, endroit pour le moins reculé. Quand, plus tard, il m'a revue à la librairie Monument Books, son Courrier International sous le bras, il m'a d'ailleurs asséné sur le ton de la gentille plaisanterie : « vous êtes venue faire un tour dans la civilisation… ». Pendant ce temps, je regardais les cartes postales représentant pour la plupart Angkor. Mon dévolu se porta sur des photos de scènes de la vie rurale, plus exemplative de la région du Mondolkiri. Pourtant, elles ont été prises toutes, sauf une, à Siem Reap, province qui abrite Angkor également. Je me suis rendue compte tardivement, en m'abreuvant dans le café de la librairie, qu'il ne s'agissait pas de cartes postales mais de photographies. Pour une bonne cause, c'est déjà ça ! J'ai aussi acheté un livre en anglais, « When the war was over » de la journaliste américaine Elisabeth Becker sur les conseils d'un ami dont « le cœur est en partie au Cambodge » et qui m'a procuré une liste de littérature sur les Khmers Rouges. J'ai également pris un numéro du magazine Géo dont la couverture titrait sur les chamanes, sujet que nous avions effleuré avec Sylvain Vogel. Le prix des magazines étrangers au Cambodge est élevé (plus de 13 USD pour Géo). Par contre, j'ai cru apercevoir des photocopies de journaux !

Plus tôt, j'étais allée avec Ratana, le secrétaire de Philippe, parcourir les magasins à la recherche de vêtements pour expatriés, c'est-à-dire plus ou moins classiques. En vain. J'ai constaté avec déception que le prêt-à-porter féminin au Cambodge se résume principalement à des fringues de poupées Barbie, style adolescente, avec des fioritures et tape-à-l'œil. Pas vraiment de bon goût en somme, selon nos standards européens. La vérité est que la majorité des Cambodgiens continue de vivre avec un revenu peu élevé. Je crois que pour connaître les bonnes adresses, il faut se renseigner auprès des expats habitués. Apparemment, Phnom Penh compte aussi des créateurs mais, dans ce cas, j'imagine que la plupart des portefeuilles sont renfrognés. Tout un parcours du combattant à travers la ville, entre marchés couverts et boutiques « bon chic bon genre excentrique », dont l'une logée dans un édifice moderne surprend les chalands par les bars aux reflets d'argent au milieu des fringues à la queue leu leu.

A 14h30, nous avions rendez-vous au bureau avec Philippe, Frédéric, Sylvain et Sok Sarom (le nom de famille précède le prénom au Cambodge) pour tenir une réunion préparatoire aux études. Le soir, j'ai mangé avec Frédéric au Hugo's Grill, restaurant BBQ du Phnom Penh Hotel. Les plats sont tellement copieux qu'avant la fin de l'entrée – nous avions demandé des salades, nous étions déjà rassasiés. Ayant commandé le plat principal avant (poisson pour moi, côtes de bœuf pour Frédéric), nous n'avons pu nous rétracter et avons donc été contraints d'assumer notre choix aveugle.

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