10 novembre 2009

A Bousra, le 20 juillet 2009



Ce soir, le ciel est magnifique. L'astre solaire poursuit sa descente vers l'horizon. Il ne manque qu'un balcon regardant vers l'Ouest pour admirer le couchant. Tout en sirotant une boisson exotique, comme celle que nous a préparée Phalla : mélange d'avocats pressés et de lait concentré sucré. Il paraît que les Cambodgiens mangent de l'avocat saupoudré de sucre en dessert. Ca ne m'étonnerait pas que ce soit délicieux.
Sur la terrasse, j'essaye de me remémorer les événements majeurs de notre deuxième semaine, pas encore achevée, à Bousra. Me vient bien sûr d'abord en tête l'éléphant sur la plantation. Il avait l'air si âgé quand on a regardé les photos de lui prises avec le grand zoom. Au début, les gens le prenaient pour un éléphant sauvage avant de se raviser en s'apercevant qu'il portait des chaînes aux pieds. Quant au propriétaire du pachyderme, il reste jusqu'à ce jour inconnu. On dit que deux cornacs vivent dans les alentours. Un mahout ou cornac est à la fois le maître, le guide et le soigneur de l'éléphant (wikipedia). Geoffroy a observé un autre éléphant domestique, plus gras celui-là, qui transportait deux personnes.
Une anecdote sur les us : les toilettes cambodgiennes (comme celles des Arabes ?), sont munies d'un tuyau avec un jet d'eau puissant. Apparemment les Japonais raffolent de tels accessoires pour toilettes. Bien que nous trouvons son usage coutumier insolite, il s'avère très pratique pour nettoyer le sol après la douche (sans séparation du reste de la pièce, y compris des toilettes) ou pour se laver rapidement les pieds après avoir marché en tongs dans la gadoue. Autres coutume : on ôte ses chaussures avant d'entrer dans la maison afin d'éviter de salir avec ses semelles couvertes de boue. On peut alors marcher à pieds-nus ou porter des chaussons. Quand on possède une paire de tongs intérieures et une paire pour l'extérieur, on s'emmêle parfois les pieds en gardant au dedans les sandales pour dehors.
Nous continuons à nous émerveiller de la nature au quotidien. J'ai photographié une mante religieuse sur la terrasse. Elle se déplaçait très lentement, d'une allure cadencée, et est d'ailleurs monté sur l'une de mes chaussures. Le chat Coquin ne s'en est guère préoccupé. Il se prélassait tranquillement en jouissant de la caresse des rais du soleil. Geoffroy, quant à lui, a éprouvé la joie un matin vers 5h30 d'assister à un joli lever du jour. Ciel apocalyptique, d'apparence ouateuse et de lumière flamboyante. J'ai pu, pour ma part, l'admirer plus tard sur l'écran de l'appareil photo.
Autre photo-souvenir de plantation. Il fallait s'y attendre après une telle averse. Un camion ne parvenait pas à gravir une pente et bloquait le passage. Les roues arrières du véhicule patinaient. Une dizaine d'hommes s'attelaient à le dégager. Ils ont finalement poussé le poids lourd qui a réussi à poursuivre son ascension. Lorsqu'il pleut fort, le transport en camion des plants d'hévéas de la pépinière aux parcelles en plantation devient difficile, retardant le travail. Les pistes sont en effet en terre, non en latérite. D'ailleurs, une carrière a été creusée pour récolter la précieuse latérite afin de stabiliser certaines routes stratégiques. Geoffroy scrute fréquemment le ciel en redoutant l'approche de pluies diluviennes.
Les jours filent tant la plantation des hévéas ne peut accuser de retard. Il faut devancer les trombes d'eau prévues en septembre. Les horaires de Geoffroy sont 6h-11h (on déjeune/dîne donc relativement tôt, ce qui est une autre coutume cambodgienne avec la sieste), reprise à 13h, fin des travaux à 17h, puis réunion tous les soirs vers 18h jusqu'à environ 19h. Le samedi ne fait pas exception.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.