10 novembre 2009

A Phnom Penh, le 27 septembre 2009



Je suis fatiguée car je me suis levée relativement tôt (vers 6h30) et que je me suis couchée tard (vers 1h00). En voici les raisons. D'abord, je devais me rendre à l'entrepôt de SDV, compagnie de transport maritime, pour assister à l'ouverture du conteneur, en provenance du Liberia, et au transbordement de nos affaires personnelles dans un camion voyageant à Memot dans la province de Kampong Cham. De là, un koyun prendra le relais pour aller à Bu Sra. Nos effets sont arrivés dans un bon état, excepté parfois certains meubles ayant un peu souffert de l'air marin. L'entrepôt de SDV – appartenant au Groupe Bolloré qui détient une part des actifs de SOCFIN – situé dans une zone industrielle de Phnom Penh, m'a donné l'impression d'être en bord de mer. En effet, le sable recouvre le sol et la chaleur était accablante. Le vin cuvé devait aussi y être pour quelque chose.

La veille au soir, j'étais invitée chez les Monnin avec Frédéric et Christian, l'auditeur interne de SOCFIN. Nous étions trois belges rencontrant d'autres expatriés : Christine, directrice de SDV-Cambodge (originaire du Mans), et son mari, Francis (franco-sicilien), dirigeant d'une entreprise de construction, Eric (français) qui travaille à l'Institut Pasteur et sa femme, Danissa, travaillant pour une ONG slovaque essayant de réduire la transmission du virus du sida de la mère à l'enfant. La soirée était animée et le succulent repas exhalait les saveurs de la cuisine de maman : rôti, gratin dauphinois et champignons cuisinés, notamment. Après la soirée, arrosée avec du vin de premier choix, Christine et Francis ont reconduit Frédéric, Christian et moi à l'hôtel.

Nous sommes allés prendre un dernier verre (soft) tous les trois au Zenith Lounge du Phnom Penh Hotel, où se produisait une soirée Cowboys.

Après un début de journée rempli, suivi de réunions avec le directeur d'un bureau d'études environnementales et Philippe Monnin, puis de retranscription de notes de réunion, je suis partie faire des courses à Thai Huot, superette réputée pour ses produits français. Laurence y faisait ses emplettes avant de voyager à Bousra le lendemain.

A mon retour à l'hôtel, j'ai décidé de tester le centre de bien-être, où l'homme à l'accueil m'a conseillé le massage thaï. Il m'a conduite dans une petite pièce occupée par… un lit d'environ 1m50 de large. Au début, je ne savais pas trop quoi faire. L'homme ne m'avait rien expliqué. Après avoir aperçu, en bout de lit, une chemise pliée en carré et, en-dessous, un pantalon extrêmement large, je les ai enfilés. Entre-temps, une femme, venue me voir, avait acquiescé lorsque je lui ai montré les vêtements. Quand elle est revenue et que j'étais habillée, elle m'a demandé de me coucher sur le dos et a commencé à me masser. J'avais envie de crier, à certains moments, quand les doigts de la masseuse exerçaient une pression trop forte à supporter sur mes pieds et jambes. Pour ceux qui ne connaissent pas la technique du massage thaï, il s'agit d'un massage complet du corps (des pieds à la tête) en pressant à certains endroits et en tirant sur les membres pour débloquer les raideurs. La masseuse utilise aussi ses pieds pour appuyer dans le dos du client. Je n'ai noté qu'un point négatif, certes important : un baffle diffusait des chansons détonnant avec l'ambiance censée accompagner ce genre d'activité. J'aurais souhaité une musique plus douce et relaxante que la voix, par exemple, de Céline Dion, chantant en plus en anglais. Après une séance d'une heure, on se sent léger, rasséréné. Et le lendemain, bizarrement, on sent des courbatures, comme si on avait fait du sport la veille. Il est possible que ces effets se soient en fait manifestés à cause des 30 minutes que j'ai passées à la salle de musculation un matin. Bien que je n'y connaisse pas grand-chose en matière de massage, thaï qui plus est, j'ai constaté un soulagement de la douleur que j'éprouvais au genou depuis plusieurs semaines. Je crois que quand je retournerai à Phnom Penh, j'essaierai encore ce type de massages. Le choix des méthodes et établissements est vaste.

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