A Bousra, le 20 septembre 2009
Geoffroy, Frédéric, Jean-Philippe, Sylvain et moi avons effectué une promenade en forêt dans Sethikula. Après avoir laissé la voiture à la lisière du bois, nous avons longé un sentier forestier le long duquel étaient postés des panneaux où l'on pouvait lire – à condition de connaître l'écriture khmère – « sanctuaire faunistique ». Durant notre balade, nous avons observé des essarts, cultivés entre autres en riz, courges, haricots, aubergines et plantés avec des anacardiers (produisant les noix de cajou). Nous avons pu jauger l'étendue de l'exploitation forestière illégale et contemplé des arbres à résine « saignés ». La résine, produit forestier autre que le bois, sert notamment à éclairer et colmater les brèches des canoës. Vendue, elle est prétendument une importante source de revenu pour les communautés autochtones comme les Phnongs. Nous avons pu échapper à l'armée des fourmis rouges assiégeant un tronc au moment où nous marchions dessus tels des funambules. Nous sommes arrivés à un campement phnong où quatre familles séjournent pour les travaux des champs. Nous avons communiqué avec ces personnes grâce à l'interprétation de Sylvain. Une dame était en train de confectionner des cerceaux avec des tiges de bambou. Après avoir posé à la dame âgée des questions « à l'occidentale », nous avons pris congé et continué notre excursion. Plus loin, nous avons remarqué un tracteur, qui venait d'être abandonné, chargé en grumes, coupées illégalement bien sûr. Arrivés à une rivière, nous avons décidé de rebrousser chemin pour rejoindre notre véhicule. Nous avons marché environ deux bonnes heures. Au retour, nous avons encore repéré un nid d'abeille, suspendu en haut d'un arbre mort. Merveille de la nature que les hommes auraient tort de déranger.
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