10 novembre 2009

A Bousra, le 1er septembre 2009



La saison des pluies a repris de plus belle, amenant son lot de tracas, par exemple le transport des plants. Toutefois, la période de planting devrait s'achever sur un bilan positif pour la compagnie (1 800 ha plantés de mai à septembre 2009) et les travailleurs qui recevront une prime.

Comme toujours, nous essayons de balader les chiens les dimanches. Dimanche dernier, nous avons été avec eux dans un coin de forêt située dans la deuxième concession, appelée Sethikula. Quant à moi, j'ai entrepris les leçons de khmer grâce à un livre avec CD offert par Saream. Vous pourriez penser que les livres coûtent aussi cher qu'en Europe. Or il n'en est rien ; le pays regorge de copies en tous genres : livres, CD, DVD dont les prix environnent 2 à 3 dollars américains. Un fléau pour les droits d'auteurs. Il en est de même pour les vêtements. Aussi certains créateurs retirent de la vente leurs modèles dès que ceux-ci commencent à être copiés.

Ce livre, que j'utilise pour apprendre le khmer, « Khmer au Quotidien » a le mérite et l'avantage d'être pédagogique et fonctionne selon le système de l'API (Alphabet Phonétique International). Il s'articule en unités et leçons. L'auteur principal est Jean-Michel Philippi, linguiste, qui, paraît-il, est admirablement cultivé et connaît le Cambodge sur le bout des doigts. Il écrit pour le Cambodge Soir et est prof à l'université de Phnom Penh. Le procédé d'apprentissage à l'aide du bouquin me permettra d'avancer pas-à-pas afin d'acquérir une maîtrise progressive de la langue cambodgienne. De plus, j'ai demandé à Sylvain Vogel de se renseigner pour trouver un prof de khmer cambodgien à Sen Monorom, qui pourrait servir de guide et correcteur efficace. Il ne reste qu'à instaurer des plages horaires pour que Geoffroy puisse lui aussi s'y mettre sérieusement, à raison d'une heure par jour. Ce qui pourra, j'espère, devenir possible après la fin du planting.

Je me demande quel exotisme je vais pouvoir vous offrir au cours de ce récit. Il y a bien eu la tant attendue dégustation du durian, fruit hors du commun. Disons que l'odeur est peu agréable et très forte (d'ailleurs on a vu des interdictions d'apporter du durian dans les chambres d'hôtel), le goût est sucré (j'ai trouvé comme le longane) et la texture pâteuse, un peu à la manière de l'avocat. Cet aliment est pour le moins nourrissant et ne se mange en dessert que parcimonieusement. Il laisse néanmoins après le repas un arrière-goût un peu désagréable.

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