9 novembre 2009

A Bousra, le 19 juillet 2009



J'en ai profité ce soir pour terminer le résumé de cette semaine exténuante. La connexion internet n'a pas l'air de fonctionner, tout comme la veille. Geoffroy et moi sommes allés à Sen Monorom, située à 35 km de Bousra. Comme le décrit Lonely Planet : Sen Monorom « niché au cœur d'un paysage tout en rondeurs, le charmant chef-lieu du Mondolkiri n'est qu'un gros bourg. En son centre, il abrite deux lacs (…) Toute l'année, Sen Monorom, située à plus de 800 m d'altitude, est balayée par les vents ; un vêtement chaud n'est donc pas de trop. »


Nous étions avec Dimitri et Manu qui devaient amener deux voitures à réviser au garage. La voiture de Dimitri est tombée en panne d'essence à deux pas de la station service. Il a laissé le véhicule sur place, confié la clé à la serveuse et appelé le garage pour qu'on vienne remorquer la voiture (impensable en Afrique selon Geoffroy et moi !)… Et tous les quatre partîmes dans deux voitures pour Nature Lodge. « Situé sur une colline venteuse, ce lodge écologique, très original, est l'occasion d'un retour aux sources. Les bungalows rudimentaires sont équipés de douches communes (eau chaude) (…) Le restaurant, décoré de troncs d'arbres et de souches abandonnées, propose un large choix de plats. » (Lonely Planet) Il convient aussi de noter la présence d'animaux se promenant en liberté : chevaux, chats, chiens, poules, vaches… La jument Ginger est même autorisée à pénétrer dans le restaurant hébergé par un chalet ouvert où trônent tables, bancs, tabourets, hamacs, billard… et agrémenté de statues, guirlandes, etc. Les toilettes en plein air ont été installées au milieu des plantes du jardin et cachées par des palissades !


Revenus à Bousra, Geoffroy et moi avons emmené les chiens gambader jusqu'au sommet d'un mont de granit dans la plantation. De retour à la maison, on a mangé des carbonnades-frites préparées par Phalla, notre cuisinière, qui, ayant passé trois ans en Malaisie où elle a appris à cuisiner, parle anglais. Ce soir, c'est un peu la fête à Bousra : de la musique entraînante nous parvient. Cet air, mêlé aux chants des cigales (géantes, à en juger par le spécimen aperçu hier soir), nous conforte dans le sentiment que le Cambodge libère des ondes positives. La première impression est celle d'un endroit paisible et plein de potentiels culturel et humain. La nature tient une place prépondérante dans le paysage (les plantes, surtout les orchidées, ornent les maisons, et les arbres occupent le décor). L'agriculture – particulièrement la riziculture – constitue une activité privilégiée. Les rizières, dans lesquelles pâturent les buffles d'eau, parsèment d'un vert doré les étendues panachées. La voûte céleste est lumineuse. En journée, les nuages dévoilent des bribes du canevas bleu intense. La nuit, tombée avant sept heures, les étoiles du firmament et les multiples acteurs nocturnes (notamment les nombreux chiens du quartier !) montent sur scène.

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