10 novembre 2009

Entre Phnom Penh et Bousra, le 9 septembre 2009

La planification des études AFD m'a amenée à rencontrer, outre les responsables de l'AFD au Cambodge, nombre de parties prenantes tels que des représentants d'organisations non-gouvernementales (ONG) internationales et locales, de l'organisation des Nations-Unies pour l'Education, les Sciences et la Culture (UNESCO), des fonctionnaires de l'Etat et des professionnels, notamment une anthropologue.

Frédéric et moi avons quitté Phnom Penh pour Bousra. La route a été bonne jusque Sen Monorom, où nous nous sommes arrêtés pour rendre visite à WWF et Bill Herod, directeur provincial de Village Focus et porte-parole des ONG locales. Après avoir passé du temps à nous entretenir avec ces personnes et que Frédéric se soit acheté un parapluie dans un magasin de la ville, nous avons pris la route de Bousra. Il fallait cependant espérer ne pas rencontrer un camion embourbé au milieu du chemin et que la nuit nous surprenne. Geoffroy m'avait prévenue que la route était mauvaise. Aucun problème ne s'est présenté tant que nous roulions sur le goudron. L'homme d'affaires qui gère la route a installé un péage demandant aux conducteurs deux dollars par aller-retour.

Les choses se sont corsées environ 10 kilomètres avant Bousra, la piste dans la forêt devenant boueuse et parfois très glissante en saison des pluies. Alors que nous avons rencontré une fondrière, deux voitures étaient arrêtées de chaque côté de la route, dont celle de l'architecte Philippe dans laquelle voyageaient Manu et Tavi. Leur véhicule était coincé dans une ornière. J'ai téléphoné à Philippe Monnin qui a envoyé un tracteur pour les aider à sortir. Nous sommes ensuite repartis vers notre destination en passant sur le côté, à travers les broussailles. Notre chauffeur, informé qu'un pont à proximité de Bousra était démoli, a emprunté une déviation. Un peu plus loin, Phearun est descendu voir à quoi ressemblait le chemin qui s'avançait. La rivière avait creusé son sillage près d'une buse : en observant par-dessous, on a constaté que la couche de terre mesurait moins de 40 centimètres ; le pont risquait donc de s'écrouler à notre passage. La nuit était tombée et j'essayais de joindre Geoffroy, ou quelqu'un d'autre à Bousra le réseau étant défaillant.

Geoffroy m'a appelée à ce moment et nous a dit qu'un pick-up venait nous chercher. En attendant, j'écoutais les bruits nocturnes et je contemplais le mouvement des branchages. Ambiance à la fois lugubre et envoûtante. L'autre véhicule est arrivé. Frédéric et moi avons traversé le pont et sommes montés dedans. Bien que nous pensions voir Phearun tenter la traversée du pont, il a fait demi-tour et nous l'avons revu plus tard au bureau. Le chauffeur de la voiture de secours a emprunté un chemin à travers la brousse avant de rejoindre la route normale où se situe le pont en bois à côté des chutes de Bousra.

J'ai retrouvé Geoffroy au bureau où étaient aussi présents Philippe le DG et Pierre. Geo et moi avons regagné nos pénates. J'ai retrouvé les chiens et chats et découvert les lumières qu'avait installées Geo pendant mon absence. L'éclairage, crée une ambiance plus feutrée, cosy, au séjour et à la salle à manger, tout en bois. Nous ajouterons par la suite des chapeaux, nasses ou autres objets en guise d'abat-jour. J'ai aussi vu les nouvelles étagères dans la salle de bain et la penderie dans l'une des chambres. Lin nous a servi le repas. J'étais évidemment fatiguée par cette longue journée à sillonner la partie nord-est du pays.

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