Frédéric et moi sommes allés au bureau vers 10 heures. Laurence et Philippe étaient là. Pour déjeuner (dîner), nous sommes allés tous les quatre à La Marmite, restaurant que j'avais déjà testé avec Geoffroy. Je n'avais pas très faim à cause du (petit) déjeuner copieux tardif. Je me suis donc contentée d'une entrée, consistante certes – croustillants de chèvre. J'ai toutefois goûté du sorbet fabriqué par un compatriote : un délice.
Nous sommes ensuite retournés au bureau. Frédéric et moi avons tenté de rassembler la documentation et nos idées. En soirée, tandis que Frédéric rentrait à l'hôtel, j'ai rejoint Saream au Sorya Shopping Centre où elle était chez un glacier en compagnie de la sœur et du beau-frère d'une collègue de Bousra. Après avoir pris congé d'eux, nous avons fait le tour du centre commercial en explorant les étages l'un après l'autre. Arrivé au sommet, la vue n'est pas très excitante : on aperçoit des bâtiments ordinaires du quartier. Là-haut se trouve une piste pour patins à roulettes. Il paraît que l'immeuble héberge également un cinéma. Les lieux étaient animés et pas mal fréquentés en ce dimanche.
Ensuite, nous sommes allées à An Nam car j'avais envie de changer de cuisine par rapport à mon début de séjour dans la capitale en passant à un registre plus sain. Cependant, je n'ai pas apprécié autant que je le pensais : les rouleaux de printemps n'étaient pas dans des feuilles de galettes de riz mais enveloppés dans des feuilles de menthe et les vermicelles étaient plus épais que je ne l'avais entrevu ; en outre, la saveur du plat ne m'a pas plu. Mis à part ces impressions négatives, le lieu était bien rempli. Saream m'a dit qu'un groupe d'acteurs de télévision – dont une dame est membre de la famille royale – mangeaient à la table voisine.
Après le repas, j'ai voulu marcher un peu autour de la place sur laquelle se dresse la statue en l'honneur de l'amitié entre le Vietnam et le Cambodge (d'après l'explication de Pascal). Il s'agirait plutôt, au vu de l'effigie (une famille avec des armes !), d'une commémoration de l'arrivée victorieuse des Viets en pays khmer. Plus loin, nous avons été attirées par la musique rythmant la parade des fontaines luminescentes (récemment construites, d'après Saream). La balade pédestre autour du parc puis la virée à bord de la petite voiture Tigo de Saream m'a procuré la sensation que Phnom Penh est une ville agréable à vivre de jour comme de nuit (j'aimerais par exemple visiter le marché nocturne) : la capitale foisonne de restaurants et de bars éclectiques comparables aux standards européens.
Bien que le milieu rural, parfois présent dans l'urbanisme, rappelle l'Afrique à certains égards, les infrastructures de Phnom Penh renvoient l'image d'un pays, voire d'un continent, en plein éveil et mouvement. Même si le Cambodge a pris du retard sur ses voisins, le pays, toutefois sporadiquement, est assez développé pour jeter de la poudre aux yeux de ceux qui viennent d'Afrique de l'Ouest. Le charme cambodgien, c'est aussi pour nous qui aimons la campagne, d'avoir conservé des richesses naturelles… jusqu'à présent. Il est souhaitable que les autorités n'embrassent pas trop avidement les sirènes de la mondialisation en bradant les beautés environnementales contre le(ur) profit à court terme. C'est bien sûr à Mondolkiri que je pense, vaste région la moins peuplée avec deux habitants par kilomètre carré en moyenne, mais où la faune comprendrait encore des tigres et des ours, outre les éléphants, et pourtant où les concessions en tous genres semblent gagner du terrain.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.