10 novembre 2009

A Bousra, le 9 août 2009



Nous avons reçu la visite d'un couple de Français, Amandine et Alexandre. Geoffroy connaissait Amandine au Cameroun et ne l'avait pas revue depuis au moins dix ans. Ils étaient en vacances dans le pays et avaient prévu de se rendre à différents endroits dont, outre la capitale, Siem Reap (Angkor Vat), la province de Battambang, la région côtière au sud et la province du Mondolkiri pour nous voir.

Dimanche, nous avons tous les quatre suivi un programme chargé. Après le (petit) déjeuner, nous sommes partis à Sen Monorom. Nous avons fait un détour par le marché, où nous avons demandé la direction pour se rendre à l'océan d'arbres (samot cheur), Lonely Planet mentionnant seulement que le lieu se situe à 6 km au nord ouest de la ville. Deux gentilles dames dans un magasin pour touristes, avec qui on n'a pas vraiment réussi à communiquer, nous ont offert un café glacé à côté d'un torréfacteur et vendu du café et du miel de la région.

Après avoir tenté en vain de trouver la fameuse forêt d'émeraude, Geo a téléphoné à Pierre pour qu'il lui explique le chemin. Remis sur la bonne voie (il faut couper la piste d'atterrissage), nous avons rencontré un panneau indiquant plusieurs lieux et, continuant à gravir le mont, nos yeux ont croisé des pancartes informant le nombre de kilomètres restants pour atteindre la curiosité touristique. A destination, nous sommes tombés sur un jardin d'arbres aux déformations variées au sein duquel avaient été montées des paillottes pour accueillir les pique-niques. La vue peu dégagée surplombait certes une forêt dense mais nous n'avons pu réellement l'admirer, seulement l'entrevoir à travers les troncs. Un escalier de fortune inachevé plongeait d'un côté mais ne permettait pas de descendre plus de vingt mètres ni de profiter d'un meilleur panorama. Il ne s'agissait pas d'observatoire à proprement parler, comme semblait l'affirmer le guide touristique.

Après la découverte de cette forêt, nous avons déjeuné (diné) à Nature Lodge, où la construction du nouveau bar sur une plateforme avait bien progressé depuis notre premier passage. Puis, nous sommes revenus vers Bousra où nous avons évidemment arrêté la voiture aux chutes. Nous sommes directement descendus pour nous rendre au bas de la deuxième cascade. Le débit de l'eau avait augmenté en raison des fortes pluies qui étaient passées. Ce qui offrait donc un spectacle plus impressionnant que la première fois. Geoffroy aimerait bien y retourner après un gros orage pour voir ce que cela donne.

Au retour, alors que la nuit s'apprêtait déjà à s'installer, nous avons fait une boucle par la plantation pour y emmener nos visiteurs. Le soir, nous avons mangé des carbonnades-frites. J'avais demandé à Phalla d'apprendre la recette des carbonnades à Lin, sa remplaçante, avant que la première ne nous quitte pour aller accoucher à Phnom Penh. Lin est une personne agréable, parlant suffisamment bien anglais et sachant cuisiner de façon créative. Lin nous a par exemple servi au repas du jus de pommes et du jus de mangues frais ; elle nous a aussi étonnés avec une présentation originale de fruits (tranches de pastèque avec peau découpée en forme de poignée ; quartiers de pommes disposés en étoile).

Un fait remarquable dans notre cuisine : le frigidaire est quasiment vide et bien qu'on n'ait pas acheté de provisions à Phnom Penh avant de venir à Bousra, on mange tous les jours une nourriture bonne, saine et variée, constituée de protéines (viande, volaille, poisson ou fruits de mer), féculents (souvent riz, mais aussi manioc, pomme de terre, pâtes) et beaucoup de légumes (divers) et fruits (servis en dessert à chaque repas).

Geoffroy et moi sommes surpris du comportement des Cambodgiens, en raison de leur esprit d'entreprise et de leur serviabilité. Aussi sommes nous satisfaits que personne ne nous demande de les aider (avec de l'argent). Au contraire, les collègues que nous apprécions nous font plaisir. Saream nous a offert des livres pour apprendre le khmer. Saromm et sa femme nous ont préparé un repas typiquement cambodgien, composé de galettes de riz, fourrées avec du bœuf haché, et leur accompagnement. Concrètement, on prend une feuille de laitue, dans laquelle on dépose un morceau de galette ; on ajoute des rondelles de concombre et des feuilles (de coriandre entre autres) et on trempe dans une sauce sucrée où baignent des oignons, cacahuètes, piments, etc. Un régal !

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